CHAUSSURES BIO ETHIQUES ET RESPECTEUSES DE L'ENVIRONNEMENT



Pourquoi adhérer à une monnaie locale ?

Publié par Nathalie Ribeiro le

Depuis mars 2020, la boutique Naïa Nature a reçu l'agrément pour devenir comptoir de change et d'adhésion de la monnaie locale montpelliéraine @lagraine34 ( https://lagraine34.org/le-projet/la-graine/ )

Cette démarche est le socle, une base afin d'impulser une autre manière "d'acheter", il est particulièrement intéressant et utile de permettre aux citoyens de comprendre le fonctionnement de la monnaie locale.

Véritable alternative à notre système bancaire actuel grâce à la revalorisation de notre économie locale et aussi l'impossibilité de spéculation car il n'y a aucun lien avec la financiarisation mondialisée.

La boutique Naïa Nature située au cœur de ville permet très concrètement aux habitants de Sète et alentours d'accéder à une alternative à l'euro.

La Graine implique de faire fonctionner un ensemble d'entités (entreprises, personnes, artisans, soignants, collectivités...) partageants des valeurs communes.

Plusieurs objectifs s'articulent et s'entrecroisent : consommer autrement, favoriser le circuit court,  financer des projets éthiques et respectueux de l'environnement, renforcer et développer les liens entre les personnes...

C'est aussi une ré-appropriation d’un territoire par ses habitants, une reconsidération d’une autre façon de vivre et d’agir ensemble.

Origine et évolution de la monnaie

Au départ, la monnaie c’est avant tout le constat d’une dette : on laisse de la monnaie = reconnaissance de dette à celui qui nous a fournit un bien. on parle aussi d’un intermédiaire pour un échange d’un bien ou d’un service. Elle n’a pas toujours eu la forme qu’on lui connaît aujourd’hui et à pris, au travers de l’histoire et des différentes cultures et civilisations, diverses formes. Grâce aux travaux anthropologiques on sait que les « monnaies primitives », et que l’institution de la monnaie, sont plus anciennes que le marché (dans le sens de système et non de place).  

La monnaie, économiquement parlant, possède trois fonctions différentes :

mesurer = permettre de donner des valeurs différentes aux biens,

échanger = servir d’intermédiaire au moment d’un échange,

thésauriser = permettre de constituer une épargne, une réserve de valeur.

La monnaie doit être considérée comme un bien commun. C’est une institution fondamentale et centrale dans toute société. Sa nature est éminemment politique : elle relie l’individu à la société comme elle régit les relations des individus entre eux, mais aussi celle des citoyens avec l’Etat ou avec une autorité de la communauté. La monnaie, comme nous l’avons dit, est un lien social. L’essence même de la monnaie réside dans un objectif de cohésion du groupe. C’est une relation de confiance, un accord mutuel et tacite qui permet et facilite les échanges économiques.

Les banques et leur systèmes de spéculation ont largement développé un aspect particulier , la monnaie-crédit.

Une monnaie- crédit, cela signifie que l’on crée de la monnaie avant que la fonction « d’intermédiaire des échanges » soit réelle. Donc, avant même que le produit n’existe, voire avant que le besoin pour le produit n’existe. C’est ainsi que le système de la monnaie-crédit ne peut fonctionner sans crises et sans une croissance économique illimitée.

Notons cependant que cette monnaie-crédit permet l’investissement dans l’économie réelle ( emplois, productions utiles, innovations judicieuses). Mais, malheureusement, cette monnaie-crédit permet  » en même temps » une spéculation financière toxique. La masse monétaire en circulation, nécessaire aux échanges et aux investissements éco-responsables donne lieu à des spéculations tous azimuts, qui perturbent le fonctionnement de l’économie de notre quotidien. La monnaie est devenu un outil de spéculation, au service de très gros comme de petits spéculateurs sans scrupules.

Son aspect de reliance -lien social solidaire- s’est dissipée pour laisser place à son seul aspect financier et spéculatif.

L’avènement Des MLCC

L’économie connaît des crises comme la crise financière de 2008. Mais d’autres drames humains surviennent régulièrement , non directement liées à des problèmes financiers ( guerres, épidémies, catastrophes nucléaires, crise climatique).Mais Il semble que de plus en plus d’individus et de groupes ont décidé de prendre les choses en main et de créer des alternatives monétaires. Il s’agit de ne pas attendre une réponse institutionnelle globale et efficace face aux réalités monétaires et financières engluées dans des enjeux géo-politiques entre grandes puissances. Ainsi pour palier aux « rigidités mondialisées » de la monnaie dite centrale ( l’€ en zone européenne euro), sont apparues, dans plusieurs pays, des monnaies locales complémentaires.

https://lagraine34.org/prestataires/annuaire-des-prestataires/

 

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